Le Franco-Iranien Morad Montazami, Directeur Artistique de la Biennale de Dakar 2026 avec comme thème : (Anti)fragilité

Courtesy of Biennale de Dakar

Le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Sénégal annonce l’historien de l’art, éditeur et commissaire d’exposition Morad Montazami, Directeur Artistique de sa 16e édition qui est prévue se tenir du 19 novembre au 19 décembre 2026. La nomination de ce dernier fait suite à un appel à candidatures lancé par le Secrétariat Général de l’institution. Il devient ainsi le premier curateur d’origine iranienne a occupé ce poste.

Autre annonce : La 16e Biennale de Dakar aura pour thème l’« (Anti)fragilité », un concept qui est tiré  de l’ouvrage Antifragile: Things That Gain From Disorder, Random House-Penguin, 2012 du penseur Nassim Nicholas Taleb. Comme on peut d’ailleurs le lire dans le communiqué de presse partagé à cette occasion, « Être (anti)fragile, c’est l’attitude consistant à faire de la fragilité une force (expressive et artistique) en valorisant le lien social et communautaire (la cocréation). »

L’Antifragilité « explique » donc « comment apprendre à vivre dans un monde incertain et chaotique, voire profiter des situations difficiles et des chocs pour en sortir grandi et renforcé. » Que ce soit en inventant des systèmes alternatifs souvent inspirés de savoir-faire locaux, en développant des stratégies de survie, de don/contre-don, en construisant des abris, en adoptant des approches (post)-thérapeutiques de l’art. Ce que traduisent les trois grands chapitres de la Biennale de Dakar 2026 telles que développées par le nouveau Directeur Artistique sont : Les puissances du fragile, les arts du soin et de la réparation et, les Stratégies du contrecoup.

Né en France en 1981, Morad Montazami développe la plateforme éditoriale et curatoriale Zamân Books & Curating qui étudie les arts modernes et contemporains africains, arabes et asiatiques – et l’histoire de l’art postcoloniale. Après un passage à la Tate Modern de Londres (Royaume-Unis) entre 2014-2019, il a été récemment le co-commissaire des expositions Casablanca Art School, Tate St-Ives-Sharjah Art Foundation-Schirn Kunsthalle Francfort, 2023-2024 et Présences Arabes. Art moderne et décolonisation. Paris 1908-1988, Musée d’art moderne de Paris, 2024. Il prépare actuellement une exposition sur les rapports entre art et pétrole avec la Villa Médicis-Académie de France à Rome.

Son travail se concentre sur la revalorisation des modernités marginalisées et le dialogue entre l’art moderne occidental et les contextes non-occidentaux.

La Rédaction.

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