Le monde de l’art contemporain africain rend hommage au collectionneur Jean-Paul Blachère

Jean-Paul Blachère à côté d’une sculpture de l’artiste angolais Toko
à la Fondation Blachère, à Apt, dans le sud de la France, le 25 mars 2011.
Crédit Photo : AFP/Anne-Christine POUJOULAT

Le mécène et collectionneur d’art contemporain africain Jean-Paul Blachère a quitté ce monde dans la nuit du mercredi 24 décembre à Dakar, à l’âge de 75 ans.

Jean-Paul Blachère était un homme qui a voué sa vie à partager sa lumière intérieure. D’abord, en ne résignant pas après  l’accident de voiture qu’il a eu à 33 ans et qui l’a privé de ses membres inférieurs. Ensuite, avec l’entreprise Blachère Illumination qu’il a fondée en 1973 et dont il a fait le leader européen des illuminations festives en milieu urbain. Et enfin, avec sa fondation d’art éponyme qu’il a créée à Apt en 2003,  et qui a soutenu, jusqu’à ce jour, près de 500 artistes du continent africain, tous médiums confondus, au rythme d’une programmation faite d’expositions et de résidences. Dans les activités aussi de la Fondation, la conservation de la Collection Blachère estimée à quelque 2 000 œuvres.

C’est donc un collectionneur d’art et un amoureux hors norme de l’Afrique qui disparaît ainsi. Les hommages n’ont cessé d’ailleurs de pleuvoir depuis l’annonce de son décès.

Christophe Person, galeriste : « Bon voyage, cher Jean-Paul. Tu m’as beaucoup appris sur ta passion. Merci pour ton accueil à Apt et à Saly, merci de ta gentillesse. Mes pensées et mes condoléances vont à ta chère fille Christine, à ta famille et à toute l’équipe de la Fondation ».  

Annie Borsotti, professeur des écoles : « Une fin de vie en terre sénégalaise, cela ressemble à Jean-Paul. Et nous restons avec la tristesse de ne plus le croiser de temps en temps. Merci à toi pour les artistes africains ».

Patsheli Kahambo Kitenge, artiste peintre congolais : « En tout casles larmes m’ont submergé dès que j’ai appris la disparition de Jean-Paul Blachère ».

Hafida Jemni, enseignante et directrice du département Afrique de l’IESA (École internationale des métiers de la culture et du marché de l’art) : « Tristesse et gratitude ».

L’ensemble de la rédaction d’asakan.art s’associe également à cette douleur et présente toutes ses condoléances à la famille et aux proches de l’illustre disparu. Que la terre lui soit légère !  

La Rédaction.

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