Bénin : Disparition du baobab Julien Degan

Julien Degan
Crédit Photo : Droits Réservés

L’information continue de secouer le monde de l’art béninois. L’artiste Julien Degan est décédé dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 mars à Bohicon, une ville située à 9 km d’Abomey. Il serait parti dans son sommeil. Ancien professeur devenu artiste plasticien, il était très apprécié autant pour son travail que son calme légendaire et sa disponibilité à toujours partager ses connaissances avec les plus jeunes.

Il récupérait des écorces de troncs d’arbres que personne ne voulait, des bidons en plastiques, des outils, des pièces de voiture ou de moto, des instruments de cuisine, « tout ce que la nature ne pouvait intégrer en elle » comme il aimait le dire. Avec principalement ses troncs d’arbres, Julien Degan sculptait ensuite des masques en utilisant notamment la technique du bois brûlé « yakisugi » ou « shou sugi », une technique d’origine japonaise visant à protéger naturellement le bois.

Parmi ses œuvres récentes, les sculptures murales se distinguent particulièrement. On y perçoit la vie du bois et la souffrance de l’arbre à travers les signes, les symboles et autres dessins qu’il appose. Des signes et symboles qu’il puisait alors dans les cultures du monde entier.

Julien Degan utilisait également des techniques plus conventionnelles : peinture sur toile, sur panneau et sur papier.

Il a exposé à Cotonou, Bohicon, Abomey, Porto-Novo, Chicago, Luxembourg, Bruxelles et tout récemment à Ouidah à l’occasion des Vodun Days 2025.

Il était venu au monde le 9 janvier 1962 à Cotonou.

La Rédaction.

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