Disparition de Saâd Hassani, l’un des maitres de la peinture contemporaine marocaine

L’artiste peintre Saâd Hassani, figure majeure de la scène artistique marocaine, s’est éteint ce mardi 9 juin 2026, entouré des siens, dans sa villa de Casablanca, à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé son entourage.

Saâd Hassani
Crédit Photo: Droits Réservés

Très précoce avec notamment sa première exposition personnelle à 16 ans, Saâd Hassani est né en 1948 à Rabat. Il fréquentait les galeries de sa ville natale et découvrait par la suite l’école de Paris, l’art brut, les expressionnistes abstraits, se passionna pour Matisse et Paul Klee et pour les peintres marocains Gharbaoui et Cherkaoui. Son atelier de la rue d’Alger devint dans les années 1960 un véritable foyer artistique, où se croisaient poètes, peintres, penseurs et voyageurs.

En 1972, il s’installa à Casablanca, face à la mer, pour, dans la solitude, « recueillir des débris dans le paysage ». Sa reconnaissance dépassa rapidement les frontières marocaines. En 1980, il exposa à la Fondation Miró à Madrid, où il fit la connaissance d’Antonio Saura et découvra Tàpies, autre influence marquante. Dans les années 1990, son travail évoluait vers une figuration libre, nourrie par une réflexion sur la matière, les pigments naturels et l’éphémère. Il expérimenta également des installations sur le sable, notamment à Oualidia.

En 1992, il fonda la Galerie Al Manar à Casablanca et, en 1998, réalisa une voile monumentale de 210 m² pour l’Expo universelle de Lisbonne. Vont suivre de nombreuses expositions personnelles : Bab Rouah (1999), Rotterdam (2005), Fondation Attijariwafabank (2006), Galerie Tindouf (2008), Villa Delaporte (2010), Galerie Arcanes (2011) entre abstraction gestuelle et figuration méditative, entre la présence, le fragment, et la disparition, entre la trace, la mémoire du corps et la spiritualité. L’artiste ne meurt jamais …  

Asakan présente toutes ses condoléances à sa famille, à ses proches et à la scène artistique et culturelle marocaine.

La Rédaction.

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