A Londres et à Lagos, Tiwani Contemporary ferme ses portes

Tiwani Contemporary
Crédit Photo : Tiwani Contemporay

Fondée en 2011 dans le quartier londonien de Fitzrovia par Maria Vanava, une Chypriote grecque élevée à Lagos, les espaces londonien et lagosien de Tiwani Contemporary ont fermé leurs portes jeudi 28 mai 2026.

C’est dans un communiqué publié sur son compte Instagram que Maria Varnava a fait l’annonce que la galerie fermait ses portes après plus de quinze ans d’activités à cause du « climat économique actuel et de l’évolution du marché de l’art londonien ».

Celle qui a cofondé Tiwani Contemporary dans le but d’élargir le dialogue international autour de l’art africain et de la diaspora n’a pas néanmoins manqué de préciser dans le même communiqué que « ce fut un immense privilège de travailler avec tant d’artistes formidables et de contribuer à faire entendre leurs voix essentielles et extraordinaires. Leur influence ne fera que croître. ».

Mais si, dans la foulée, les rideaux sont définitivement descendus sur la galerie londonienne, celle de Lagos reviendra bientôt sous une autre forme, après une restructuration dans les mois à venir.

Une fermeture alors même que la galerie a soutenu à leurs débuts de grands artistes auxquels le marché ne croyait pas encore

Et c’est en effet le grand paradoxe. Njideka Akunyili Crosby, Kapwani Kiwanga, Joy Labinjo, Simone Leigh, Manuel Mathieu, Emma Prempeh, Barbara Walker et Michaela Yearwood-Dan, sont quelques-uns des grands noms aujourd’hui qui sont tous passés par Tiwani Contemporary bien avant qu’ils n’accèdent à la reconnaissance internationale. Cela peut se comprendre par le fait que c’est devenu presque impossible pour les petites et moyennes galeries de maintenir les artistes qu’elles défendent, souvent contre tout, face à des galeries industrielles qui ont des capacités financières illimitées.

L’état de la situation économique mondiale sous le Président américain Donald Trump est passé aussi par là. Toutefois, seuls leurs marchés qui ne se renouvèlent pas, sont appelés à s’éteindre. Dans ce jeu de transformation/mutation du marché de l’art globalisé, beaucoup de jeunes galeries s’en sortent bien et sont enthousiastes pour l’avenir.

Asakan salue le travail de Tiwani Contemporary et souhaite une bonne continuation à toute l’équipe.

La Rédaction.

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