No Genocide Pavilion at the Venice Biennale

Dans une lettre ouverte intitulée « No Genocide Pavilion at the Venice Biennale », des milliers d’artistes et d’opérateurs culturels ont saisi l’Organisation de la prochaine Biennale d’Art de Venise pour empêcher qu’un pavillon israélien y soit présenté.

Image : Courtesy ANGA

Depuis le 26 février dernier, le collectif anonyme Art Not Genocide Alliance (ANGA) préconise dans une lettre ouverte disponible en plusieurs versions sur leur site internet d’interdire à Israël de participer à la Biennale de Venise de cette année, qui ouvre ses portes au public le 20 avril. Cette initiative d’ANGA est à la suite de la décision de la Cour Internationale de Justice de l’Organisation des Nations Unies qui ordonne à l’Etat Israélien de prendre toutes les mesures urgentes pour prévenir le génocide des populations de Gaza. Mais, comme le fait l’Etat hébreu depuis sa création à l’endroit du droit international, cette décision a été ignorée et Israël continue sa sale guerre qui a déjà causé les décès de plus de 30 000 victimes civiles dont une grande majorité d’enfants.  

La mise en avant d’un tel Etat engagé dans ces atrocités continuelles n’est donc pas acceptable dans le cadre de la 58ème Biennale de Venise qui se tiendra du 20 avril au 24 novembre 2024, souligne l’ANGA. Aussi, le collectif anonyme rappelle que : « de 1950 à 1968, en raison d’une condamnation mondiale généralisée de l’apartheid et d’appels au boycott, l’Afrique du Sud a été dissuadée de participer et mise à l’écart lorsque la Biennale a attribué des espaces. Une interdiction officielle a été mise en place en 1968 sur la base de la résolution de l’ONU 2396 visant à suspendre les «échanges avec le régime raciste ». L’Afrique du Sud n’a été admise ensuite qu’à l’abolition de l’apartheid en 1993.

« En 2022, précise la lettre ouverte, alors que la guerre de la Russie contre l’Ukraine venait de commencer, la Biennale et soncommissaire ont publié de nombreuses déclarations publiques en soutien au droit à l’autodétermination, à la liberté et à l’humanité du peuple ukrainien. La condamnation publique par la Biennale de « l’agression militaire inacceptable de la Russie » incluait une affirmation selon laquelle elle rejetait « toute forme de collaboration avec ceux qui ont perpétré ou soutenu un acte d’agression aussi grave » et refusait « d’accepter la présence à l’un quelconque de ses évènements de délégations officielles, d’institutions ou de personnes liées de quelque manière que ce soit au gouvernement ».

Cette année encore, il n’aura pas de pavillon russe à la Biennale de Venise. Cependant, pour ce qui concerne Israël, tout laisse à croire qu’il aura bel et bien un pavillon israélien. Car, pour l’actuel ministre italien de la Culture Gennaro Sangiuliano cité par Le Quotidien de l’Art : « Le diktat de ceux qui pensent détenir la vérité et qui, avec arrogance et haine, pensent pouvoir menacer la liberté de pensée et d’expression créative dans une nation démocratique et libre comme l’Italie est inacceptable et honteux ».

A noter que la lettre a déjà recueilli plus de 20 000 signatures.

Pour plus d’informations : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSenrG1TdWagSeXZjL4thl9xNTEsfxSUB3arj7DcJugGR99Fbg/viewform

La Rédaction.

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